Pensez vous également à purifier l’air de votre voiture ?

Pensez vous également à purifier l’air de votre voiture ?

Quand avez-vous passé l’aspirateur dans votre voiture pour la dernière fois ? Ouvrez-vous souvent les fenêtres en hiver ? Et même en été, puisqu’il y a la clim’ ? Et pourtant, ces gestes simples vous éviteraient de respirer des polluants et des substances allergènes à longueur de trajets !

Une étude réalisée par le laboratoire d’hygiène de la ville de Paris, et commandée par Midas, montre en effet que les automobilistes sont non seulement exposées à la pollution venant de l’extérieur, mais qu’ils inhalent en plus des particules venant de l’intérieur de la voiture. Ce que nos voies respiratoires apprécient moyennement…

Cette étude a mesuré les taux de formaldéhyde et de composés organiques volatils (des substances chimiques reconnues comme irritantes des voies respiratoires), dans 61 habitacles de voitures de modèles différents, récentes sans être neuves, à partir de prélèvements réalisés pendant 5 jours entre octobre et décembre 2012. Dans 23 % des cas, la quantité de formaldéhyde était supérieure à la valeur recommandée par l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). C’était le cas de 41 % des véhicules à propos des composés organiques volatils (tels que le benzène). Et la totalité des véhicules contenaient au moins une moisissure à potentiel allergisant (85 % en contenaient même au moins 3). Ces polluants biologiques sont même plus nombreux dans la voiture que dans nos logements ! Car tout ce qui est devenu une évidence dans nos maisons (aérer 10 minutes par jour quel que soit le temps, nettoyer régulièrement), est oublié dès que nous mettons un pied dans notre petite auto.

Ces polluants d’origine interne (ils sont présents dans les peintures, vernis, colles, moquettes, tapis), hautement toxiques, peuvent causer divers troubles et problèmes de santé : irritation de la peau et des muqueuses, difficultés respiratoires, fatigue, maux de tête…

« Il est important de se protéger, et de protéger les personnes fragiles (jeunes enfants, personnes allergiques…) contre ces différentes pollutions » insiste le Dr Fabien Squinazi, médecin biologiste et ancien directeur du Laboratoire d’hygiène de la ville de Paris. Pensez à bien entretenir votre véhicule : passez l’aspirateur régulièrement sur les sièges, les sols, et les tapis ; aérez fréquemment le véhicule (dès que vous l’utilisez) ; Par ailleurs, le filtre au charbon actif, qui non seulement empêche de passer les pollens et les poussières, mais bloque aussi les gaz nocifs et les mauvaises odeurs (liées à des bactéries) doit être privilégié, et changé chaque année.

Comme le souligne le Dr Squinazi : « Dans un véhicule, l’habitacle étant de petit volume, le confinement se produit très rapidement, et la concentration des polluants augmente vite ».

Si les taux les plus élevés de COV se trouvent dans les véhicules neufs ou récents, les polluants biologiques allergisants qui sont apportés par l’homme (ex : miettes de pain ou cendres de cigarettes qui se transforment en moisissures) concernent toutes les voitures.

Pourtant, des solutions existent pour désinfecter sa voiture et éviter de respirer quotidiennement cette pollution insidieuse. L’hygiène est déjà une première réponse. À l’instar de sa maison, il faut en effet nettoyer et désinfecter régulièrement son habitacle à l’aide d’un aspirateur, de chiffons et de produits désinfectants naturels tels que le savon noir.

Ensuite, il faut placer un ioniseur de voiture qui élimine les odeurs désagréables, les poussières, la suie, les particules fines, les bactéries, le pollen et les allergènes pendant que vous roulez. Pratiques, la plupart des modèles se branchent sur l’allume-cigare.

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