Des gestes simples pour améliorer la qualité de l’air dans son logement

Des gestes simples pour améliorer la qualité de l’air dans son logement

La qualité de l’air intérieur, un sujet encore méconnu

Comme beaucoup, vous pensez que l’air extérieur est bien plus pollué que l’air de votre maison ? Ce n’est malheureusement pas la vérité. La qualité de l’air intérieur n’est pas la principale préoccupation quand on parle de logement mais c’est pourtant un aspect essentiel de la qualité de vie chez soi. Les résultats du baromètre de l’Association QUALITEL sur la qualité de vie à la maison dévoilent que 21 % des français interrogés se plaignent d’une mauvaise isolation et ventilation au sein de leur logement. Une prise de conscience est en marche.

Des polluants de différentes natures

Les polluants de l’air intérieur (particules, compo­sés organiques volatils, moisissures, acariens…) sont présents dans la majorité des logements et ont des effets sur la santé.

Leurs sources sont multiples : pollution provenant de l’air extérieur, polluants liés au bâtiment, aux équipements et matériaux utilisés dans les logements mais aussi ceux qui sont issus de notre usage et de nos comportements (cuisine, ménage ou bricolage par exemple). Etant donné leurs impacts sur notre santé, il est essentiel d’en comprendre les causes pour limiter leur présence et préserver ainsi le confort et la qualité de vie chez soi.

Bien dans son logement : des conseils pour améliorer la qualité de vie chez soi

Particules, compo­sés organiques volatils, moisissures, acariens : QUALITEL vous présente en détail les caractéristiques de ces polluants. Mais surtout, comment améliorer la qualité de l’air dans sa maison, dans sa chambre ? Ce dossier vous propose des gestes simples à mettre en place au quotidien pour limiter la présence des polluants et assurer un air de qualité dans votre maison ou appartement :

  • Ouvrez quotidiennement les fenêtres de votre logement et d’autant plus quand vous cuisinez ou bricolez
  • Vérifiez que les entrées d’air et les bouches d’extraction ne sont pas obstruées
  • Utilisez une hotte, qui permet de limiter la diffusion de polluants et d’humidité lorsque vous cuisinez
  • Choisissez des matériaux, mo­biliers et produits de décoration labellisés et/ou portant l’étiquette A+
  • Pour l’entretien de votre logement, privilégiez des produits de nettoyage « traditionnels » comme le vinaigre blanc ou le savon noir ou choisissez un produit multi-usage plutôt que plusieurs produits
  • Évitez les produits odorants comme l’encens, les bougies et les parfums d’ambiance…

Bien entretenir ses appareils de ventilation

Pour que les flux d’air circulent le mieux possible donc que les polluants s’évacuent bien du logement, il convient tout d’abord de vérifier que les entrées d’air et les bouches d’extraction ne soient pas obstruées. Il est recommandé de nettoyer régulièrement les différents équipements dédiés à la ventilation. « La plupart d’entre eux sont démontables, il ne faut donc pas hésiter à les retirer pour les entretenir », encourage Jean-Frédéric Bailly. Les grilles de ventilation, par exemple, peuvent facilement être nettoyées mais encore faut-il y penser ! En cas de fort encrassement, on pourra changer le filtre, une opération simple à la portée de tous.

Adopter les bons gestes en cuisine

La cuisine est une pièce du logement particulièrement sensible en termes d’émissions de polluants. « La cuisson des aliments peut provoquer l’émission de COV », alerte l’Association Qualitel dans une brochure regroupant des conseils pratiques pour réduire la pollution de l’ait intérieur chez soi. « L’exposition des occupants aux vapeurs et fumées qui se dégagent est alors quotidienne et leur toxicité a été mise en évidence lors d’expérience en laboratoire ». Voilà pourquoi il est vivement recommandé d’aérer très régulièrement cette pièce et d’être équipée d’une hotte performante. On préconise également d’éviter certains modes de cuisson, plus polluants que d’autres, comme par exemple la friture.

Limiter les comportements à risque

Si les équipements ont un rôle important à jouer pour garantir une bonne qualité de l’air dans les logements, les occupants aussi. Certains comportements présentent en effet plus de risques d’émissions de polluants que d’autres. Le fait de fumer chez soi ou encore de mettre à brûler des encens ou une bougie parfumée sont des gestes à bannir. Certaines enquêtes récentes ont effet révélé que la combustion de ces produits engendrerait l’émission de formaldéhyde.

Surveiller l’apparition de moisissures

Les moisissures peuvent nuire à la qualité de l’air intérieur. Il est donc très important de surveiller attentivement les pièces dans lesquelles elles sont susceptibles de se développer. Si elle engendre des dégâts matériels dans les logements, l’humidité cause en effet également des problèmes de santé chez les occupants : rhumatismes, arthrose, asthmes, allergies, affections respiratoires… Comme le rapporte William Coignard, d’après une enquête de l’Institut Pasteur, « près de 85 % des asthmes, des bronchites et des rhinites seraient dus à des habitations trop humides ».

Pour éviter qu’elles apparaissent, il convient de vérifier que le logement bénéficie d’une bonne aération et que les appareils censés renouvelés l’air intérieur fonctionnent bien. On évitera aussi de faire sécher son linge à l’intérieur.

Privilégier des produits d’entretien « sains »

Si faire le ménage est important pour maintenir une atmosphère saine chez soi, encore faut-il faire attention aux produits d’entretien que l’on utilise. « Ils contiennent de nombreuses substances qui ne représentent pas forcément un danger en tant que telles mais qui, ne réagissant avec certains molécules présentes dans l’air, produisent des substances dangereuses », alerte l’association Qualitel dans son guide « Comment réduire la pollution de l’air intérieur« . « Les produits ménagers émettent des composés organiques volatils (COV), certains sont toxiques comme le benzène et le formaldéhyde reconnus cancérigène par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC)« , explique Jennifer Maherou, chargée de la documentation scientifique de l’Association Santé Environnement France « Ces composés volatils atteignent très rapidement les organes respiratoires et peuvent entraîner de graves troubles de la santé« , poursuit-elle. Pour trouver des produits d’entretien sains, le plus important est de se rapporter au label figurant au dos de l’emballage. Si le produit est écolabellisé, cela signifie que les composants sont de qualité et que les risques pour l’environnement sont considérablement réduits. En France, il existe actuellement deux labels.

Choisir avec prudence son mobilier

Parce qu’il est avéré que votre mobilier émet des composés organiques volatiles, celui-ci doit être choisi avec prudence. L’association Qualitel préconise d’opter pour « des matériaux, mobiliers et produits de décoration labellisés et de privilégier ceux portant l’étiquette A+ ». Les labels assurent aux consommateurs l’absence (ou une teneur très faible) de substances indésirables pour la santé et pour la peau comme formaldéhyde, benzène et toluène chlorés ou encore colorants cancérigènes ou allergènes. Les émissions de COV (composés organiques volatils) sont également limitées ainsi que les dégagements d’odeur.

Bon à savoir :

dans une chambre de bébé, il est recommandé de déballer et de monter les meubles bien en amont l’arrivée de l’enfant. Et également bien sûr, par la suite de bien ventiler la pièce. Des précautions qui permettent faire s’évaporer les substances nocives avant que la pièce soit occupée.

Le purificateur d’air : une solution qui filtre les polluants

Le purificateur d’air permet de filtrer l’air intérieur et donc la pollution présente dans le logement. Par son action, cet appareil participe à la prévention des allergies. Il s’installe généralement dans une chambre et se doit d’être silencieux. Une grande majorité des purificateurs ne dépasse pas les 56 décibels et promet 99,95% de pollution filtrée.

Durée et prix des filtres des purificateurs d’air

Différents filtres existent pour les purificateurs d’air. Certains des nouveaux modèles sur le marché en comptent jusqu’à 4. Ils représentent tout de même un budget à prendre en compte lors de l’achat d’un purificateur.

Le prix d’un purificateur d’air varie entre 200 euros et 600 euros. Il dépend principalement de la surface couverte de 15 m2 à plus de 95 m2.

  • le pré-filtre capture les cheveux et poils. Il ne se change pas et est lavable à la main.
  • le filtre HEPA (Haute Efficacité pour les Particules aériennes) filtre 99.95% des particules fines, des acariens, du pollen, des moisissures et des bactéries. Il se change tous les trois ans et coûte environ 25 euros.
  • le filtre à charbon actif supprime les mauvaises odeurs, capture les fumées et les COV. Il se change tous les ans et coûte 20 euros.

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